Habitations et Lieux-dits

01/08/2026

Dans l'environnement de la famille CHRISTOPHE

Poterie Grande Anse

Divers propriétaires : Germain COQUILLE (1735/1783) - Pierre FIDELIN (1785/1821) – Jean Baptiste MOESSE (1821-) - Famille BUTEL (XXe/)

Activités : Poterie – Sucrerie – Distillerie - Adresse : Section Grande Anse

En 1787, il y a environ 33 poteries sur l'ensemble de la Guadeloupe. Aujourd'hui, seules quatre d'entre elles subsistent : deux aux Saintes, à Terre-de-Bas (Anse à Dos et Grande Baie Fidelin) et deux à Trois-Rivières (Grande Anse et route de Vieux-Fort).

La poterie de Grande Anse [1] fut créée sur des terres de l'habitation Marre, après 1735, par Germain COQUILLE, époux de A.-C. MARRE. Après son décès en 1756, sa veuve continue son activité avec ses treize enfants et la propriété cesse d'appartenir à cette famille en 1783.

En 1785, elle est rachetée par Jean-Pierre FIDELIN et son fils Jean Gabriel.

En 1821, Jean Baptiste MOESSE acquiert cette poterie avec 50 carrés de terre et en fait une sucrerie[2]. Cette parcelle sera revendue en 1851 à Sophie Abigaël CUTLER, veuve PLUVIERS . En 1856, l'habitation sucrerie dite Grande Anse sur 52 hectares de terre.

Après divers autres propriétaires, elle est vendue au XXème à la famille BUTEL qui lui donne le statut de plus grosse distillerie de Trois-Rivières.

  • Tampon sur poterie : FIDELIN Fils
  • (Services Régionaux de l'Archéologie)
  • [1] Martijn van den Bel, « Trois-Rivières – Pointe de la Grande Anse» https://journals.openedition.org/adlfi/117505
  • [2] Service Régional de l'Archéologie Guadeloupe (Ministère de la Culture) – Bilan scientifique 2006 à 2008 - pages 39/154

Habitation Petit Carbet

Propriétaires : de MOYENCOURT / Activités : Sucrerie – distillerie - bananeraie

Dès 1665 elle est spécialisée dans la production de canne à sucre et située sur les hauteurs de Trois-Rivières dans la section aujourd'hui appelée "Louisville".

Elle appartenait à la famille de MOYENCOURT. Plusieurs des membres de cette maisonnée ne furent pas épargnés par le massacre perpétué le 20 avril 1793 à Trois-Rivières (voir paragraphe "Evènements marquants).

Au début du 20ème les propriétaires se reconvertissent et créent une distillerie de rhum puis une bananeraie.

De nos jours, il n'y a plus d'activité agricole mais, dans un cadre touristique, on peut encore voir les vestiges de l'ancienne habitation, une roue hydraulique à côté du canal creusé par le père Labat (avant 1724), un moulin en fonte à broyer la canne.


Habitation l'Ermitage

Propriétaires : Pierre MILLET (1664) - de BRAGELOGNE (-/1768) - Jean Jacques CARRA de la VILLARDE (1768/) – Guillaume Hercule DUQUERRY (/1812) _ Pierre TEXIER de LAVALADE (1812/1896) -JB Numa de la RONCIERE (1896/) – PETRELLUZZI (Epoux de Laurence de La Roncière – (1900/jusqu'à nos jours)

Activités : Caféière – Sucrerie – Bananeraie - Adresse : Section du Carbet

Fondée des 1664, c'est d'abord une exploitation vivrière nichée au bas de la Montagne Saint-Charles faisant face aux Iles des Saintes et au début du XVIIIe siècle, elle devient une caféière.

En 1768, avec une superficie d'une centaine d'hectares elle est nommée l'Ermitage. Après en avoir hérité, Guillaume DUQUERRY vend cette propriété à Pierre TEXIER de LAVALADE en décembre 1812.

L'habitation est transformée en sucrerie et se modernise après 1830 avec l'adjonction de la maison principale et des dépendances.

En 1896, elle devient la propriété de la famille COLLIN de la RONCIERE : après avoir produit du café puis des bananes en passant par de l'élevage de bétail qui perdurent jusqu'en 1940.

Selon la Plateforme du Patrimoine au Ministère de la Culture :

" Le domaine comprenant notamment la maison principale avec sa galerie, les dépendances (office, cuisine, buanderie, bureau), les annexes (ancienne maison-magasins-boucan à café et la case à charbon), les murs de la terrasse, le parc à fumier de l'ancienne écurie, le réseau hydraulique alimenté par la source Marthe, le bassin couvert, les jardins, allées pavées et arborées de palmiers royaux".

  • Vue partielle de la maison dans son environnement (Ministère de la Culture)

Habitation Belleville

Propriétaires : Jean Baptiste Louis THYRUS de PAUTRIZEL (1730-1862)

Activités : Sucrerie – Distillerie - Adresse : Section Bord de Mer

L'Habitation Belleville, l'une des premières sucreries de Guadeloupe, était une exploitation construite par la famille THYRUS de PAUTRIZEL. Après 1862 et plusieurs propriétaires, elle est transformée en rhumerie-distillerie et cette activité durera jusque dans les années 1950.

Elle est depuis, une propriété privée classée par le Ministère de la Culture depuis 2019 :

"Précision sur la protection de l'édifice : Les parties suivantes de l'habitation Belleville : l'habitation principale, les vestiges de la sucrerie avec ses annexes et l'ensemble du système hydraulique, comprenant le grand bassin de retenue avec sa digue, les bassins, l'aqueduc, le masse-canal avec son pilier et le ponceau"


Habitation Christophe

Propriétaires : CHRISTOPHE (avant 1796/après 1861)

Activités : Caféière - Adresse : Chemin Soldat - Section la Regrettée.

Recensée en tant qu'habitation en 1796 avec 8 cultivateurs[1] et en 1797, habitation caffeyère avec 5 cultivateurs. Seuls Christophe et ses 2 enfants (en plus des cultivateurs) sont présents sur ce dénombrement[2].

Jean Baptiste CHRISTOPHE continuera l'activité de son père et ses descendants sont, de nos jours, toujours propriétaires. Il n'y plus d'activités commerciales sur ces terres mais selon les souvenirs de mon père, recueillis en 2019, son grand-père, Joseph Dassius CHRISTOPHE, exploitait encore quelques carrés de café en 1946 et sa grand-mère Pauline vendait la vanille.

  • [1] Parenthèse sur le terme "cultivateurs" en 1796 : En 1794, la Convention de la Révolution proclame une abolition générale qui ne sera appliquée dans les faits qu'en Guadeloupe et en Guyane. Les esclaves deviennent des cultivateurs "libres" mais restent sous patronat. Cette situation a pris fin avec Napoléon qui imposera le retour à l'esclavage en 1802.

  • [2] Family Search - Guadeloupe : recensement 1797-1798 (Vue 634/723)

Habitation Bellemont

Propriétaires : POYEN – BOTREAU ROUSSEL (en 1772 – vers 1960)

Fondée vers 1664, sa vocation est tout d'abord sucrière. On ne dénombrera pas moins de 214 esclaves sur la propriété au début de la Révolution.

Elle cultivera plus tard du manioc, du maïs et de la banane.

Aujourd'hui répartie en plusieurs propriétés privées, il subsiste des vestiges d'un cachot datant du XVIIIe qui illustrent les conditions de vie des esclaves : une surface de 4 m2 en maçonnerie avec une banquette en pierre.

Lieux-dits

Chemin colonial

Créé en 1841, ce chemin passait sur les terres de l'habitation Lauriol, à Trois-Rivières, et assurait la liaison entre cette commune et le Vieux-Fort.

En 1886, elle devient "Route coloniale n°3" jusqu'à 1946 où elle est érigée en Route départementale n° 6. En 1975 elle est prolongée jusqu'à Basse-Terre et a pour vocation de servir d'axe d'évacuation en cas d'éruption de la Soufrière


Chemin Acomat

Pointe de l'Acomat - Une batterie en forme de "fer à cheval" présente de beaux parements et dallages en pierre sèche. Au XVIIIe siècle, des canons y défendaient les côtes guadeloupéennes contre l'insurrection anglaise.


Section Trou aux Chiens

A la limite des frontières de Capesterre Belle-Eau.