Trois-Rivières 


Histoire et Géographie

Trois-Rivières doit son nom à la traversée de trois cours d'eau sur ses terres : la rivière du Trou aux Chiens, la rivière du Petit Carbet (ou de la Coulisse) et la rivière Grande Anse.

Située au pied du massif de la Madelaine elle partage ses frontières avec Capesterre Belle Eau à l'Est, Vieux-Fort à L'Ouest et Gourbeyre au Nord-Ouest. Au Sud, elle s'ouvre sur le Canal des Saintes avec Terre de Haut et Terre de Bas en toile de fond. Ces frontières déjà présentes en 1699 sont les mêmes que celles d'aujourd'hui.

Le parc archéologique de Trois-Rivières possède 80% des dessins précolombiens connus à la Guadeloupe et dans les Petites Antilles, ce qui témoigne de l'existence à Trois Rivières d'un grand pôle d'Amérindiens. De nombreux pétroglyphes découverts dans le secteur Bord de Mer démontrent que les Arawak en avaient fait leur domaine.

Après la découverte des Antilles (ou Isles d'Amérique) par Christophe COLOMB en novembre 1493, les Français, dirigés par Pierre BELAIN d'ESNAMBUC s'établissent dès 1626 sur l'île de Saint-Christophe. Le 28 juin 1635, Jean du PLESSIS d'OSSONVILLE et Charles LENARD de l'OLIVE , de la Compagnie des Isles d'Amérique, prennent possession de la Guadeloupe au nom du roi Louis XIII. Charles de L'Olive, ayant commencé l'extermination de la population indigène, s'installe aux alentours de Vieux-Fort avec 4 religieux et 150 travailleurs engagés pour 3 ans et quelques familles.

L'histoire de Trois-Rivières, en tant que paroisse, débute en 1640 quand une chapelle (qui deviendra plus tard Notre Dame de l'Assomption) est installée. Au vu de ses reliefs qui constituent une barrière contre les invasions de l'ennemi, de ses sols riches et de l'abondance des eaux, on y cultive du café, du tabac, du cacao, de l'indigo, le manioc et la canne à sucre. En 1654 des colons hollandais, chassés du Brésil, sont tolérés car ils savent comment distiller et rendre le sucre blanc.

Toutefois exploiter ces richesses demande de plus en plus de main d'œuvre. Trois-Rivières, ainsi, a vu passer son lot de travailleurs forcés ; y subsistent encore de nombreuses ruines de batteries et sucreries, de distilleries et de cachots d'esclaves.

Après l'abolition de l'esclavage en 1848, l'agriculture dominante reste celle de la vanille, du café et du cacao. A partir de 1870 on commence à y cultiver la banane (présente dans les Antilles depuis le 16ème siècle) qui prend son essor après la 1ère Guerre Mondiale. De nos jours, cette filière a toujours une place importante dans l'économie de la commune.

D'après un recensement de 1772, la population de Trois-Rivières s'élevait à 417 blancs, 12 libres de couleur, et 1943 esclaves . Selon l'INSEE on y dénombre 8755 habitants en 2010 et 7625 en 2021.


  • Le massif de la Madelaine forme un ensemble de 3 volcans : dont le piton L'Herminier (973 m) – situé au Sud de l'île de Basse-Terre en Guadeloupe. Il est localisé sur le ter.
  • Les travaux du géographe David Watts montrent que les trois groupes majeurs d'Amérindiens qui peuplèrent les Caraïbes avant 1492 étaient les Ciboneys, les Arawak et les Caraïbes. — (Malcolm Ferdinand, L'Écologie décoloniale, 2019, page 72)
  • Raymond BRETON (°1609/+1679). En 1635 il participe à l'expédition en Guadeloupe avec 3 autres religieux dominicains et reste sur l'île pendant 5 ans.


Dès 1636 ce sont de simples prêtres missionnaires issus de congrégations différentes (Capucins, Jésuites, Dominicains aussi appelés Jacobins) qui débarquent dans les îles. En 1656, le père Raymond BRETON, dominicain, suggère l'établissement d'une organisation et ce n'est qu'en octobre 1684 que le Conseil d'Etat rend un accord exécutoire pour les...

Datées de 300 à 800 après JC, elles attestent de la présence des Arawak particulièrement à Trois-Rivières.