Les Roches gravées
Datées de 300 à 800 après JC, elles attestent de la présence des Arawak particulièrement à Trois-Rivières.
Vers 1640, le prêtre dominicain Raymond BRETON signale déjà l'existence de roches gravées à l'embouchure de la rivière du Carbet (actuellement de La Coulisse). Toutefois, il n'y a pas eu plus d'intérêt que cela pour ces vestiges et ce n'est qu'au début du XIXe siècle que les premières recherches archéologiques sont lancées.
Un album de photos est envoyé pour l'exposition universelle de 1867 sous le titre : "Album des principaux outils, amulettes et autres objets d'origine Caraïbe, faisant partie d'une collection ethnographique recueillie à la Guadeloupe par le docteur P. Lherminier et Math. Guesde, envoyée par le Comité d'Exposition de la Pointe à Pitre à l'Exposition Universelle de 1867".
En 1885, Otis Tufton MASON s'intéresse aux pétroglyphes et fait un rapport pour l'institution de recherche scientifique américaine Smithsonian.
Les premières fouilles françaises ont commencé seulement en 1949 sous le patronage du Musée de l'Homme. Actuellement, 14 sites sont répertoriés : à Trois-Rivières (11 sites, 173 roches, 590 gravures), Capesterre Belle-Eau (2 sites, 10 roches, 40 gravures), à la limite de Baillif et de Vieux-Habitants (1 site, 19 roches, 147 gravures).
Depuis 1981, le Conseil Général gère le Parc Archéologique des Roches Gravées à Trois-Rivières qui permet aux visiteurs d'admirer une vingtaine de roches avec plus de 200 gravures sur 1 hectare.
D'autres vestiges, comme une poterie datant de 300 à 400 ans avant Jésus Christ, des grottes avec des traces humaines, sont retrouvés sur tout le territoire de Trois-Rivières, notamment le long des rivières, dans les secteurs du Carbet, de Gagneron et de la Coulisse.

Article de Hamy E.-T. – "Roches gravées de la Guadeloupe". - paru dans le Journal de la Société des Américanistes. Tome 4 n° 1, 1902. pp. 82-97. (Collection Persée)