Massacre du 20/04/1793
Pendant la Révolution, sur fond de règlements de compte entre Royalistes et Patriotes, eut lieu une tuerie suivie de pillage : 22 victimes dont 13 femmes et enfants, tous propriétaires à Trois-Rivières.

Une bande de noirs avec, à leur tête, deux hommes blancs masqués, commence par l'attaque de l'habitation Fromager de Pierre Claude BRINDEAU, âgé de 48 ans, en passant par l'habitation VERMONT (aujourd'hui 'Grand-Maison'), puis l'habitation MARRE (aujourd'hui "La Violette"), de MOYENCOURT, ROUSSEL, FOUGAS. Parmi ces habitations qui sont toutes dans le même secteur, une seule d'entre elles fut épargnée : celle de Jean Baptiste Louis THYRUS de PAUTRIZEL (1754-1836), républicain et maire de Basse-Terre en 1793.
Les deux meneurs sont soupçonnés être PAUTRIZEL lui-même et Jean Marie AMIC, médecin à Basse-Terre. Mais seuls 200 à 250 noirs sont arrêtés et emprisonnés au Fort Saint-Charles. Enquête et jugement n'ont pas eu lieu car, en mars 1794, la Guadeloupe a été prise par les Anglais. Jusqu'à aujourd'hui, personne ne sait ce qu'ils sont véritablement devenus.
Les deux meneurs sont soupçonnés être PAUTRIZEL lui-même et Jean Marie AMIC, médecin à Basse-Terre. Mais seuls 200 à 250 noirs sont arrêtés et emprisonnés au Fort Saint-Charles. Enquête et jugement n'ont pas eu lieu car, en mars 1794, la Guadeloupe a été prise par les Anglais. Jusqu'à aujourd'hui, personne ne sait ce qu'ils sont véritablement devenus.
On ne sut jamais le fin mot de cette histoire et le massacre fut attribué à un "soulèvement spontané des Noirs". Cela ressemblait plutôt à une Révolution dans la Révolution. Certaines des archives concernant l'affaire ont disparu subrepticement.
Quelques jours après le massacre, les cadavres des victimes égorgées furent enterrés sur leurs habitations et le curé dressa un acte collectif[1].
Sources et notes
[1] Auguste LACOUR "Histoire de la Guadeloupe" – Tome 2 (édition 1857). – [Cet acte ne peut pas être consulté, les registres étant absents sur le site des ANOM]